Breuil-Bernard  (Deux-Sèvres)

L'église Notre-Dame

Un peu d'histoire

    Breuil-Bernard apparaît dans les textes dès 1030. La paroisse est sous le patronage de Notre-Dame de l'Assomption,
comme 120 églises du diocèse de Poitiers jusqu'à la Révolution. Avant cette époque la cure était lanomination de l'abbaye de Nouaillé.
Le prieuré Saint-Pierre de Pugny, dépendant de l'abbaye, était une annexe de la paroisse du Breuil-Bernard jusqu'au 28 aout 1776
où un décret de l'évêque de Poitiers I'a érigé en paroisse.
 
 eglise
 

La nef romane refaite au 19e siècle

   L'église avait une nef à deux travées. sans bas-côtés, du l2e siècle. Un projet de restauratton en1857 est chiffré à 6000 francs.
L'église est humide et froide, et I'humidité compromet la solidité de l'édifice. En 1860 la commune ne peut réaliser que 2000 francs,
le curé, Nicolas Marot, donne 1000 francs et en avance 1000, un secours de 2000 francs est demandé.
Les travaux se font dans la première moitié des années 1860, mais il faudra doubler le devis Pour faire face à des interventions imprévues.

Plus de la moitié des murs est reconstruite entièrement, et même, dans la Partie nord, les fondations sont entièrement nouvelles.
On a conservé la porte occidentale à voussures en plein cintre et les cinq baies en forme de meurtrières, très étroites à I'extérieur, très larges
à I'intérieur.
Cette nef est voutée en anse de panier.
Le clocher, reposant sur des colonnes et trois arcades à l'intérieur, a été construit sur la porte d'entrée.
Sa flèche est couverte d'ardoise.
Après les travaux, l'église a été consacrée le 9 septembre 1867.
À I'extérieur, on remarquera trois croix disposées au pignon du mur oriental.
 
Un choeur gothique réaménagé au 20e siècle
 choeur
Aux deux travées romanes refaites, font suite deux travées couvertes de voutes gothiques à huit nervures.
La grande fenêtre du chevet plat, à trois compartiments, était murée dans sa moitié. Elle a été ouverte et les meneaux neufs
ont été faits au cours des travaux du 19e siècle. Deux larges baies éclairent Ia Première travée gothique.
L'aménagement du choeur a été totalement repris après le concile de Vatican II (1962-1965) pour répondre au souci nouveau
d'une plus grande participation des fidèles avec la célébration face au peuple, reprise en fait de la pratique du premier millénaire chrétien.
Deux marches donnent accès à ce choeur qui occupe la dernière travée.
L'autel n'est pas dans I'axe, mais à droite du choeur ; le siège du célébrant se trouvant non derrière l'autel, mais dégagé vers la gauche.
À gauche se trouve l'ambon, lieu où se font les lectures.
Le tabernacle, dont la porte est décorée d'un calice, a été placé dans la niche du lavabo gothique du mur sud.
Dans ce choeur est placé un crucifix de bronze sur une croix en f'er forgé.
À droite on a établi une piscine octogonale pour les baptêmes.
Depuis l'Antiquité, l'octogone esl souvent la torme des cuves baptismales : le 8 est en eflet le chiffre du renouveau.
La Création a demandé six jours, suivis du sabbat ; le Christ, le lendemain d'un iour de sabbat, transligure la Création par sa Bésurrection.
 

Les vitraux

vitraux

En 1866 le curé N. Marot dit « avoir doté sa chère église de tous ses vitraux ».
Les verrières de la nef et de la première travée gothique ne sont pas historiées. Le curé décrit ainsi le grand vitrail de la fenêtre orientale,
au dessus de l'autel, en 1867 : au centre était la Vierge immaculée d'Overbeck - sans doute la reproduction d'un tableau du
peintre allemand Frédéric Overbeck (1789-1869) - entourée d'un Saint Nicolas de Myre, le patron du curé, et d'une Sainte Marguerite,
vierge et martyre.
Ce grand vitrail a été remplacé par une verrière du 20e siècle, au centre de laquelle est la Vierge de l'Assomption, Patronne de l'église.
 

Mobilier

chemindecroix

Ont disparu les statues d'un Saint Hilaire et d'une Sainte Radegonde des murs nord et sud du choeur gothique.
Le chemin de croix, en fonte, est composé de bas-reliefs rectangulaires surmontés d'une croix
À gauche de I'entrée, contre le mur ouest, est disposé un bas-relief polychrome où le Christ et un ange tenant une palme attendent
un soldat mourant entouré d'un drapeau tricolore. « A la mémoire des enfants du Breuil-Bernard morts pour la France »,
au nombre de 28 en 1914-1918, d'un en 1940 et d'un en 1945.
À proximité, se trouve un confessionnal.
Les statues sont, à I'exception d'une d'entre elles, celles que l'on trouve dans toutes nos églises :
à droite de l'entrée Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, dans un enfeu du mur nord, sur un autel très bas, Notre-Dame de Lourdes,
encore sur le mur nord un Sacré-Cæur, dans la sacristie une autre Notre-Dame de Lourdes et Saint Joseph avec l'Enfant.
Particulière au Breuil-Bernard est la statue en bois d'un Saint Fiacre, au mur sud de la deuxième travée de la nef, car Fiacre est considéré
comme le second patron de la paroisse.
fiacre
Entre ses fenêtres romanes et le réaménagement contemporain de son choeur, l'église du Breuil-Bernard
c'est presque un millénaire d'histoire et de foi.

Source :

@ PARVIS - 20IO
10, rue de la Trinitd 86034 POITIERS CEDEX

réalisation : atelier HISTOIRE ET FOI
Centre théologique de Poitiers