Les vitraux réalisés par Pierre Petit pour la grotte de la Sainte Baume :

 

                          vitrail porte

Notre « pèlerinage » à l'intérieur de la Grotte de sainte Marie Madeleine sera surtout illuminé par les sept très beaux vitraux qui y ont été placés ces dernières années. Ils sont l'oeuvre de Pierre Petit, connu sous son nom de Compagnon de l'Union « Tourangeau, disciple de la Lumière ».

Comme tous les Compagnons, il fait son pèlerinage à la Sainte Baume, le haut lieu de leur tradition spirituelle. Marie Madeleine, comme pour beaucoup d'autres pèlerins, fera le reste. C'est « l'illumination » accompagnée d'une grande grâce de paix et de joie. Une amitié fidèle, profonde et très fraternelle va désormais le lier jusqu'au bout avec le frère dominicain, Gardien de ce haut lieu: Frère Antoine Fournier. Une très abondante correspondance, conservée dans les archives du monastère en témoigne. Désormais la pensée, le coeur et l'inspiration du compagnon sont à la Sainte Baume. De sa Touraine natale, il vient dès qu'il le peut à la Sainte Baume, avec son épouse, plusieurs fois par an. Il aime retrouver son ami le frère Antoine, le frère Paul également et ce bon chien Pilou qu'il a eu plaisir à mettre sur un de ses vitraux aux pieds de saint Lazare. Il est comme envoûté par la personnalité de sainte Marie Madeleine à travers laquelle il va découvrir le véritable visage de Jésus, pleinement homme et pleinement Dieu dans sa compassion, sa tendresse, sa miséricorde. Dès lors il va se consacrer tout entier à réaliser dans la Grotte des vitraux pleins de lumière et de couleur à la gloire de l'Apôtre de la Résurrection et son Rabbouni. Dans ce travail acharné de 1977 à 1983 il donnera le meilleur de lui-même. Les sept vitraux de la Sainte Baume seront l'épanouissement, le bouquet ensoleillé de son oeuvre de Maître verrier. Il rejoindra, auprès du Père, la Madeleine qu'il a si bien servie, le lendemain de sa fête du 22 Juillet 1985. Pierre Petit fit un vitrail par an : le premier, en 1977, se trouve au-dessus du portail d'entrée. Premier hommage à celle dont Jésus proclama « qu'on redirait partout ce qu'elle à fait pour lui ». Puis en 1978, c'est le vitrail de la Résurrection « Noli me Tangere ». En 1979, celui de la Passion sur la croix « Fontaine de la Vie » ; en 1980, « l'onction royale de Béthanie » ; en 1981, « la Résurrection de Lazare » ; en 1982, « le repas chez Marthe » et enfin, en 1983, le dernier qui est en même temps le premier dans la chronologie de la vie de Marie Madeleine: « la Pécheresse aimante et pardonnée ». Ces vitraux sont éclatants de couleurs rayonnantes et joyeuses. Oui, Pierre Petit est bien le disciple de la lumière, Lumière de Dieu. On sait l'importance de la symbolique des « couleurs » chez les Compagnons: le blanc, ce sont les larmes que Jésus a versées pour nous; le rouge c'est son sang répandu pour nous ; le bleu, ce sont les coups qu'il a reçus pour nous; le jaune, c'est la persévérance; et le vert, l'espérance.

Le pèlerin ou le compagnon pourra s'attarder en contemplant ces vitraux, car ils sont infiniment riches de mille détails et de nombreux symboles, telle cette étole bleue que porte Jésus, et qui évoque son métier de charpentier et sa vie de Serviteur... Dans un de ses écrits, Tourangeau le disciple de la Lumière déclarait lui-même : « l'Art, c'est la contemplation, l'Art c'est la plus sublime mission de l'homme... L'Art, c'est le sourire de l'âme... Oui, l'artiste est le plus religieux des hommes! ».

 

source : http://afsmm.assoc.pagespro-orange.fr/grotte.htm